mercredi 11 novembre 2009
Mardi matin, 7 heures 40

Lot et Garonne
Roussanes au lever
10 novembre 2009
vendredi 9 octobre 2009
Quiz photo : où suis-je ? 2ème indice
Clairac, église Saint-Pierre
novembre 2002
(argentique numérisé)
dimanche 20 septembre 2009
Mrs K fait la "Une" de Sud Ouest (enfin presque...)

Sud-Ouest Dimanche
Numéro du 20 septembre 2009
Il y a
quelques jours, un certain "jmlb" me laissait un commentaire sur mon photoblog
m'annonçant que "D'une rive à l'autre" allait être chroniqué en page
centrale de Sud-Ouest dimanche. Je vous avouerai que ce matin je n'ai pas traîné
pour acheter le numéro dominical du quotidien régional et ce n'est pas peu fière
de moi que j'ai pris connaissance de l'article qui me propulse aujourd'hui juste
à côté de Marion Cotillard vous m'excuserez du peu !
Je me
sens flattée de l'attention qui est portée sur mon travail même si l'article
n'exclut pas une pointe de critique mais après tout à quoi bon s'exposer sur le
net si l'on n'est point capable de l'entendre et peut-être (je dis peut-être…)
d'en prendre note.
Merci
donc à Sud-Ouest mais aussi à tous les visiteurs de ce blog sans lesquels rien
ne serait tout à fait pareil.
jeudi 30 juillet 2009
Canon.... à eau

Lot et Garonne
Sainte-Radegonde
juillet 2009
dimanche 26 juillet 2009
.... Vous avez dit Van Gogh ?

Lot et Garonne
Sainte Radegonde, tournesols
26 juillet 2009
"Mais elle aussi, elle avait besoin de quelqu'un. Pas seulement pour regarder ses dessins, mais quelqu'un à qui tout dire. Par exemple que ce n'était pas facile de faire de belles choses même si on avait des couleurs et des pinceaux. C'était difficile.Et tout avait déjà été représenté par des gens plus habiles qu'elle."
Herbjorg Wassmo, La septième rencontre
mercredi 22 juillet 2009
Mont Pujols

Lot et Garonne
Mont Pujols
15 août 2006
samedi 11 juillet 2009
Noël en juillet

Lot et Garonne
Villeneuve-Sur-Lot, le Pont des Cieutats
novembre 2007
Les
hortensias sont énormes dans le petit jardin et la vigne vierge bruit du
vrombissement continu des abeilles. Par contre je n'ai pas beaucoup vu les
écureuils cette année et si ce n'étaient les coquilles de noisette qui jonchent
la pelouse, on pourrait croire qu'ils ne sont pas revenus. Lao Tseu paresse sur
le fauteuil relax, elle surveille les préparatifs du départ, s'étonne de la
présence d'une trottinette et d'un tube de dentifrice à la fraise parmi le tas
de bagages qui s'accumulent dans le couloir.
Je suis
en vacances et l'idée m'en est agréable même si ce n'est pas tout fait comme
d'habitude ou juste vraiment comme d'habitude, la trottinette mise à part et le
dentifrice à la fraise aussi bien entendu.
J'ai
rangé la maison et laissé les consignes aux enfants : "n'oubliez pas
d'arroser les bonsaïs, de nettoyer la gamelle du chat faites attention aux
orages, faites attention à vous, faites…".
Je suis
allée voir maman aussi et je lui ai expliqué que je partais un peu, pas trop
loin comme l'an dernier alors il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Elle a été
surprise que je ne fête pas Noël à la maison cette année. Je lui ai expliqué
qu'on était le 9 juillet et que Noël était encore loin. "C'est pour ça
qu'il fait si chaud alors" a-t-elle murmuré en laissant ses yeux aveugles
s'attarder sur les défauts du mur de sa chambre.
- Tu t'en vas déjà a-t-elle grogné alors que
je prenais congé, j'avais des choses à te dire mais j'ai oublié.
Je l'ai
rassurée et lui ai affirmé que ce n'était pas grave, que ça allait lui revenir.
- Et
comment veux-tu comprendre ce que je veux te dire si je ne me rappelle plus
! s'est exclamée maman avec colère.
Je l'ai
embrassée bien fort, elle sentait bon le 5 de Chanel comme d'habitude.
- Tu es
vraiment sûre que ce n'est pas Noël ? a-t-elle répété encore une dernière fois
avant que je sorte.
Je suis
en vacances, j'ai presque tout coché sur la liste des choses à faire avant de
partir, il ne reste qu'un timbre à mettre sur une enveloppe et quelques
bricoles sans importance, je n'ai rien oublié….
samedi 13 juin 2009
Quiz photo : église mystère
Cette photo a été prise à 21 heures 20 aujourd'hui et l'église est située entre Villeneuve-Sur-Lot et Paris (!). Pouvez-vous me dire où elle se trouve exactement?
1er indice (parce que Libiza et Fantômette me l'ont demandé !) : Coriandre en ses terres saura vous donner la bonne nouvelle
2ème indice : Monflanquin
Bravo au Basque qui a trouvé la bonne réponse !
Canton de Monflanquin, Eglise Saint Vincent de Souliès
13 juin 2009
vendredi 12 juin 2009
Comment Mrs K but du Saint Emilion à Bonaguil et mangea une tarte tatin à Biron
Château de Bonaguil
11 juin 2009
Hier il devait faire beau et j'avais décidé de remonter vers le nord de mon département et vers le sud de son voisin pour faire quelques clichés matinaux des châteaux de Bonaguil et de Biron. On ne devrait jamais croire les prédictions météorologiques car, quand je me levai, le pied léger et l'œil guilleret, il pleuvait. Des broutilles je vous dirai, rien qui puisse décourager un pèlerin dévot, une âme opiniâtre ou une philosophe en mal de méditation théosophique mais assez pour cacher le ciel bleu et saboter la lumière matutinale chère aux photographes de tout poil. Lao Tseu leva le nez vers les cieux brouillés et me déclara que "no hay mal que por bien no venga". N'écoutant que son légendaire bon sens et faisant fi de mes hésitations je me retrouvai bientôt dans ma japonaise, la philosophe installée sur la banquette arrière à côté du sac photo.
La silhouette colossale du château fort se perdait dans les nébulosités écrasant les contrastes et mettant définitivement à terre mes projets les plus audacieux. "Il faudra revenir" glissai-je à Lao Tseu qui reniflait un coquelicot avec délectation. "On pourrait peut-être déjeuner ici, me suggéra-t-elle, regarde comme ce petit restaurant au pied du château est joli et après on file à Biron". Elle avait raison et moi très faim. Et puis le soleil allait peut-être enfin se décider à se montrer pensai-je en prenant la carte que le serveur me tendait. Lao Tseu eut un soupir d'aise quand elle entendit que j'avais choisi une noix d'entrecôte saignante. Douze heures sonnaient
Je finis de lamper mon verre de vin. Le soleil livrait un combat acharné contre les nuages et semblait enfin vouloir prendre l'avantage. Je fis remarquer au serveur pour la énième fois que je n'étais toujours pas servie qui me répondit pour la énième fois et un brin agacé que je n'allais pas tarder à l'être. Il était treize heures vingt, je mourrai de faim et comble de malheur un verre de Saint Emilion se baladait allègrement dans mon estomac vide. Derrière moi les autres clients se plaignaient aussi de plus en plus fort. Je me levai courageusement et gagnai la sortie. La patronne, une anglaise, me rattrapa dans la cour. Je pensai naïvement, pour me dire qu'elle me servait sur le champ mais non, j'entendais bien, dans un français plus qu'approximatif elle me menaçait sans sourciller que si je ne réglais pas le vin elle allait appeler les gendarmes. "Tu vois qu'on aurait dû emporter un pique-nique, glapit la philosophe avec la plus parfaite mauvaise foi, on va te mettre en prison et moi à la fourrière misère !".
La femme encaissa mes treize euros sans même oser me regarder en face ni me présenter la moindre excuse. J'en conclus qu'au "Bon enfant" à Bonaguil le service et la politesse sont à la hauteur des compétences en français de la patronne : très limités !
Quelques vingt minutes plus tard nous nous installions à une autre terrasse au pied du non moins colossal Château de Biron. Lao Tseu des étoiles dans les yeux oubliait la noix d'entrecôte en savourant les dernières bouchées d'une délicieuse tarte tatin servie avec le sourire s'il vous plait !
mardi 28 avril 2009
Le jour de la fin du monde

Lot et Garonne
Le Temple-Sur-Lot, Le Lot
juin 2007
Il
pleuvait encore quand je me levai. Je n'y prêtai guère attention, le phénomène
est assez banal en cette saison et je n'ai pas d'explication plus rationnelle à
vous fournir même si certains autour de moi ont pu par le passé en avancer de
plus fantaisistes. Je déjeunai, je me douchai puis m'habillai avec la rigueur
implacable dont je peux faire preuve à mes heures. Je partis travailler sans même
regarder ma boite e-mail.
Vers
dix heures trente une chape noire envahit
l'horizon et une monstrueuse giboulée balaya notre petit lycée perdu dans sa campagne. "C'est la fin du
monde" murmura Aymeric en contemplant les éléments déchaînés. David rigola nerveusement mais je n'entendis pas ce
qu'il disait car le vacarme était à son comble et une averse de grêle opiniâtre
s'acharnait sur les vitres de la salle de classe. J'essayai de faire diversion
en leur promettant de leur apprendre le nom de toutes les parties du corps sans
exception en espagnol. Il me sembla entendre le mot "cojones" quelque
part du côté de Joao mais je n'en suis pas certaine. Je renonçai finalement,
abandonnant ma pédagogie aux intempéries et recommandant l'âme des 3èmes
MDP6 aux bons soins de Sainte Rita. "La fin du monde, vous dis-je"
balbutia encore Aymeric, une lueur hallucinée au fond de ses pupilles sombres.
A onze
heures une accalmie me permit de tenter une sortie. Ma voiture ressemblait à
une baleine échouée au milieu d'une énorme flaque d'eau, la plus grosse que
j'aie jamais vue je dois avouer. J'osai une traversée et parvint stoïquement à
me hisser à bord, le revers de mon pantalon de flanelle complètement trempé et avec
une vague sensation d'humidité au niveau de la chaussure droite.
Maman
m'attendait sagement assise dans son grand fauteuil coquille, le dos bien calé
par un gros coussin fleuri et volanté.
- Tu es
bien en avance aujourd'hui ! fit-elle.
- Pas
plus que ça tu sais …
- J'en
étais sûre ! Je l'avais remarqué ! Avec ce réveil que tu m'as offert à Noël,
les minutes passent plus vite qu'avec l'ancien.
Cela n'avait en soi rien
d'exceptionnel, ce réveil était neuf et plus performant je regrettai toutefois
d'avoir jeté l'autre….
-
Tu ne sais pas ce que j'ai entendu à la radio ce matin ? reprit-elle avant que je puisse faire une quelconque remarque, il
parait qu'il y a encore deux papes en vie : Jean XXIII et Jean XXV et ils ont
dit qu'il y en a même un qui a encore ses parents.
J'émis un vague borborygme
dubitatif.
-
Tu sais Moum, je ne m'y connais pas trop en papes moi…
-
Moi non plus ma petite-fille, mais reconnais que c'est bizarre, ça se voit
quand même un pape quand c'est vraiment mort tu ne crois pas ?
Sûr que maman
avait raison, je me demandai comment ces deux-là avaient pu passer aussi
facilement à travers les mailles du filet. Le cas de ce Jean XXV surtout me
semblait pour le moins très étrange…
J'étais
encore absorbée par mes pensées quand je revins au lycée. La porte principale
était déjà fermée et il venait de se remettre à pleuvoir. Je m'acharnai sur la
poignée en pestant contre le règlement intérieur quand elle céda par
enchantement. De l'autre côté mon Sauveur avait les traits d'Aymeric.
- C'est la fin du monde Madame, répéta-t-il d'une voix sombre, ses yeux fous roulant derrière les montures roses de ses lunettes.










