Les contes de la Luciole

Blog à plume et à photo, au gré de mon humeur

jeudi 18 juin 2009

Pas de deux

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Gironde
Bordeaux, miroir d'eau
29 mai 2009

Posté par Mrs K à 17:53 - Nouvelles du ciel - Commentaires [8] - Permalien [#]
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vendredi 5 juin 2009

Envers et contre tous

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Gironde
Bordeaux, Miroir d'eau
29 mai 2009

Posté par Mrs K à 22:24 - Nouvelles du ciel - Commentaires [2] - Permalien [#]
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vendredi 29 mai 2009

Les pieds dans le ciel

Gironde_Bordeaux_miroir_d_eau_29_mai_2009

Gironde
Bordeaux, Miroir d'eau
29 mai 2009

Posté par Mrs K à 22:41 - Nouvelles du ciel - Commentaires [13] - Permalien [#]
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vendredi 7 novembre 2008

La bicyclette verte

Gironde_Bordeaux_Bacalan_2_13_12_2007

Gironde
Bordeaux, Bacalan
décembre 2008



Longtemps j'ai rêvé d'un vélo, un vrai. Le premier était rouge avec de gros pneus et des stabilisateurs. Quand mon cousin me l'avait donné il était déjà trop petit pour moi et je n'ai jamais pu m'en servir. Je lorgnais  celui de mon père, un grand vélo d'homme,  avec une barre au milieu et des sacoches en cuir vert. Il l'accrochait dans le garage, bien haut pour qu'il ne prenne pas de place. J'ai vite appris à le décrocher toute seule. Pour le remettre, j'avais plus de mal car il était lourd le bougre.

 Je le plaçais contre la fenêtre du bureau, je grimpais dessus et j'essayais de trouver l'équilibre. Mes pieds ne touchaient pas par terre et j'avais un peu peur de me casser la figure. Je ne me souviens plus du tout du reste, ni comment j'ai bien pu faire. Je ne me rappelle pas être tombée une seule fois, le fait est qu'un jour, je suis partie toute seule et j'ai pédalé jusqu'au bout du chemin. J'ai recommencé, c'était grisant, d'autant plus grisant que mon père m'avait formellement interdit de toucher sa bicyclette.

 S'il rentrait à l'improviste et ne trouvait pas son vélo, j'étais punie. Je bénéficiais de la complicité maternelle mais elle avait ses limites. Ma mère gardait une neutralité diplomatique pendant que les foudres paternelles s'abattaient sur moi. J'étais généralement condamnée à des travaux d'utilité domestique, de préférence ingrats et longs à exécuter. Je ne pensais qu'à ce fichu vélo et je ne comprenais pas pourquoi il ne voulait pas m'en acheter un.

 -"C'est dangereux!" m'a-t-il un jour répondu d'un ton sans réplique. J'ai compris qu'il ne céderait jamais. J'ai donc continué à lui "emprunter" son vélo ; il a continué à me punir.

 Quand j'ai eu quinze ans, il m'a enfin acheté un vélo pour aller au lycée. Je ne sais pas pourquoi mon plaisir ne fut pas aussi grand que je l'aurais cru. Je gardais la nostalgie de mes escapades avec ce vélo trop grand pour moi. Le temps a passé, j'ai eu une voiture, puis une autre, j'ai oublié le vélo vert.

 Lui, par contre, il s'en servait toujours et cela m'embêtait bien parce qu'il n'était plus tout jeune et j'avais peur qu'il se fasse renverser par une voiture. Alors, j'ai commis l'impensable, je lui ai confisqué sa bicyclette verte en lui disant sévèrement : "C'est dangereux!". Il n'a pas protesté, même un petit peu et j'ai compris qu'il était devenu bien vieux. (Février 2007)


Posté par Mrs K à 22:50 - Achronologie - Commentaires [9] - Permalien [#]
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mardi 27 mai 2008

Flux de sud

Gironde_Bordeaux_Chartrons2_30_05_2008

Gironde
Bordeaux, Bacalan
mai 2008


        Nous sommes dans un flux de sud paraît-il, cela expliquerait les orages à répétition, les déluges quotidiens, les nuages récalcitrants et les soirs chagrins.
- "Hé ! le sud, garde ton flux et envoie-nous le soleil". J'ai beau m'égosiller, le sud n'entend rien et mon parapluie n'a plus le temps de sécher entre deux averses. Ce n'est pas bon pour le moral toute cette eau, j'ai même croisé des gens à Bordeaux qui commençaient à en perdre l'entendement et qui se baladaient parapluie bleu ouvert sous des cieux encore cléments.
 -"Comment, s'est écrié Maman, il pleut encore ! Tu es sûre ?". Vous n'imaginez pas comme j'en étais sûre, aussi sûre que deux et deux font quatre, c'est vous dire.
 - "Tu veux que je te dise ma petite fille, a renchéri Maman, tout ça c'est de la faute à la sécheresse.
Un long silence s'est installé dans la chambre 35 de la maison de retraite. Il faut dire que maman buvait son café et quand maman boit son café elle se tait… Cela tombait bien, je n'avais pas envie de parler non plus, j'avais déjà bien assez de regarder la pluie s'écraser sur les carreaux. Maman a reposé son verre avec soin sur la tablette et s'est essuyée le coin de la bouche avec sa serviette.
-" La faute à la sécheresse et à la guerre !!" s'est-elle exclamée d'un air inspiré. Au fait, tu penseras à me racheter du chocolat fourré praliné à l'orange, l'infirmière m'a tout mangé cette garce !
Depuis le temps que je vous parle de Maman, j'ai oublié de préciser qu'elle était d'une parfaite mauvaise foi… mais quand même, si elle avait raison pour cette histoire de flux de sud ?
 

 

Posté par Mrs K à 14:29 - Les petites chroniques d'une vieille dame indigne - Commentaires [0] - Permalien [#]
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