vendredi 23 janvier 2009
Biganos

Gironde
Biganos
février 2003
mercredi 14 janvier 2009
Agen, deux minutes d'arrêt...

Lot et Garonne
Agen, La verrière de "Maison du Monde"
mai 2006
Pour un Lot et Garonnais, "Aller à la
ville", se limite souvent à parcourir la trentaine de kilomètres (parfois
un peu plus, pour ceux qui habitent aux confins du département) qui le sépare d'
Agen, la préfecture. Connue pour ses pruneaux, la cité agenaise s'étale dans
une cuvette qui lui vaut en été d'atteindre des pics vertigineux de pollution à
l'ozone. Garonne y traîne une flemme tranquille à la même saison mais charrie
en hiver des eaux sombres et tumultueuses qui lui ont valu des inondations
historiques. Le Pont Canal, haut lieu de balades familiales, amoureuses et
sportives, enjambe de ses arches monumentales le cours du fleuve et représente une curiosité qui vaut le détour pour celui
qui s'intéresse un tant soit peu à l'architecture locale. Le chevet de la
cathédrale Saint Caprais, est un exemple de l'art roman de notre région.
Le Lot et garonnais moyen, dont votre
obligée fait partie, ne s'attarde que rarement sur tous les trésors de sa
"capitale", trop occupé qu'il est à faire ses emplettes, à remplir
ses obligations professionnelles ou administratives. Sauf, quand une averse
orageuse lui déverse sur la tête une eau tiédasse alors qu'il a oublié son
imperméable et son parapluie dans la voiture.
En fait en ce beau mardi, jour de
fermeture nationale des musées, je flânais dans les rues animées. Je venais de dévaliser la librairie Martin
Delbert (mais pas autant que je l'aurais désiré!) quand la pluie m'a cueillie
en plein Boulevard de la République.
Il régnait une belle petite animation
gasconne dans le Café de la Bourse dont l'air saturé d'humidité fleurait bon le
tabac et la grenadine. Les grandes baies vitrées s'ouvraient grand sur la
petite place des Laitiers bordée d'arcades qui sentent déjà le Sud. Les
passants surpris par la pluie se pressaient sur les trottoirs, silhouettes
anonymes à peine entrevues dans le ballet incessant des voitures. Tentant non,
de voler ces instants de vies furtives, de s'immiscer un moment dans l'esprit
de ces hommes et de ces femmes qu'on ne connaîtra jamais ?
Presque à l'heure de la fermeture, sous
l'œil courroucé d'une vendeuse qui passait l'aspirateur, j'ai musardé dans
l'immeuble néoclassique qui abrite une enseigne connue de meubles et
d'accessoires pour la maison. La verrière baignait les lieux d'une belle lumière
diaphane, répandant des flaques mordorées sur les marches du double escalier.
Une salade vite avalée avant de
découvrir "Volver" au cinéma Carnot, une dernière menthe à l'eau sur
une terrasse. La ville s'apaise peu à peu et estompe ses contours dans la
pénombre de ce dernier soir de printemps.







