Les contes de la Luciole

mardi 17 janvier 2012

Volver

 

Arca

Gironde

Jetée Thiers, Arcachon

mai 2005


Volver... con la frente marchita,
las nieves del tiempo blanquearon mi sien...
Sentir... que es un soplo la vida,
que veinte años no es nada,
que febril la mirada, errante en las sombras,
te busca y te nombra.
Vivir... con el alma aferrada
a un dulce recuerdo
que lloro otra vez...

Posté par Mrs K à 15:00 - - Commentaires [5]
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dimanche 15 janvier 2012

Mesange bleue aux kakis

 

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Lot et Garonne

Mésange bleue, Monbalen

janvier 2012

dimanche 8 janvier 2012

Santiago du Chili 2011

 

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Chili

Santiago du Chili

août 2011

samedi 31 décembre 2011

Quiz du 1er de l'An

 

Personne n'a gagné cette fois-ci, c'est dommage le prix c'était un dimanche en compagnie de Mrs K et de Lao Tseu.

Comment je ne l'avais pas dit ?

 

Prix de l'excuse la plus bidon  : n-talo

 

Prix de l'à-peu-près : Alex.C

 

Prix de l'agua ardiente : Le Basque

 

Prix du bonnet d'âne : ctx

 

Prix de la courtoisie : Enitram



Voeux_bis_2011

 

Les réponses

Il y a 21 photos, de haut en bas et de gauche à droite :

Valparaiso ; Beynac (dordogne) ; La Philosophe sur la plage des Boudaines à Seignosse ; La Philosphe ; blondes d'Aquitaine en Dordogne ; La pleine lune du 12 octobre ; Le clocher de l'église Luterana à Valparaiso ; Notre Dame du Bout du Pont à Villeneuve-Sur-Lot ; Petit fils n°1 sur la plage de Sainte-Adresse ; La plage des Bourdaines à Seignosse ; Les façades d'une maison à Valparaiso ; Les vigognes des geysers du Tatio au Chili ; Le front de mer et le immeubles du Havre ; Les flamants roses du salar d'Atacama (image sous la photo urbaine) ; vue générale sur Santiago du Chili ; L'estacade à Capbreton ; Le volcan Licancabur au Chili ; petit-fils n°2 le jour de sa naissance ; L'église de Machuca au Chili ; encore l'église de Machuca ; vol de flamants andins dans le désert d'Atacama.

 

Posté par Mrs K à 06:30 - - Commentaires [17]
vendredi 30 décembre 2011

La photo dans la cuisine du monsieur au béret noir et de la dame avec un manteau bleu et un sac en cuir marron

 

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             La dernière guirlande a disparu dans le carton des décorations de Noël sous l'œil un peu chagrin de la Philosophe. Sur la table de la cuisine trainent encore le vieux pense-bête en liège que j'ai enfin décidé de jeter et les deux photos qui y étaient épinglées depuis une bonne décennie. Sur la première il y a douze personnes dont deux enfants en train de souffler leurs bougies d'anniversaire. Toutes ont l'air contentes même si certaines sont de dos et qu'on ne sait pas trop. On voit d'autres enfants et aussi Papy Jean-Claude, Mamie Françoise, Papy Pierre et Moum. Moi, on ne me voit pas mais c'est normal parce que je prends la photo. Lao Tseu dit qu'elle ne se souvient ni de Mamie Françoise ni de Papy Pierre. Je lui explique qu'elle n'était pas née quand ils s'en sont allés. Elle reste grave en passant sa truffe sur les clichés encore tout recouverts de poussière et de souvenirs.

           La deuxième photographie est bien plus ancienne, elle représente un monsieur et une dame d'un certain âge déjà dans un décor champêtre et automnal. Lao Tseu peine à reconnaître Moum et je dois lui avouer que moi aussi tant l'image des dernières années de sa vie a effacé de ma mémoire l'apparence qu'elle avait avant, avant qu'elle ne se prenne pour un oiseau et ne s'envole dans la cage des escaliers et paf ! Le monsieur qui lui tient le bras c'est papa forcément, mais lui, il a toujours été pareil, incroyablement lisse et juvénile malgré les quatre-vingts ans sur la photo et les quatre-vingt onze ans après. Papa regarde bien en face l'objectif et sourit, Moum ne regarde pas l'objectif mais elle semble sourire au vent et au ciel bleu et peut-être au soleil qui caresse gentiment son visage. Moum ne regarde pas l'objectif, ni sa grande fille pour la bonne raison qu'elle ne les voit plus depuis belle lurette. Cette photo de mes parents je l'aime bien parce que je sais que derrière il y a les enfants qui jouent et se courent après et que le temps est si doux qu'on se croirait au printemps.


Posté par Mrs K à 20:11 - - Commentaires [5]




vendredi 23 décembre 2011

Solstice d'hiver

 

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Chili

Valle de la Luna

août 2011

 

               - On va vers l'été, exulta la philosophe en s'ébrouant sur le carrelage de la cuisine que je venais tout juste de nettoyer .

                - Pour l'heure, je ne vois aucun été à l'horizon rétorquai-je maussade en attrapant la serpillière, il pleut des cordes depuis quinze jours et j'ai l'impression qu'il fait nuit vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

               - C'est scientifique ma chère Khass, le solstice d'hiver c'était mercredi et les jours commencent à rallonger

             J'allumai la lumière et remis la serpillière sous l'évier, constatai qu'il faisait de plus en plus obscur dans le jardin, qu'il tombait des trombes d'eau et que la Philosophe finissait de se sécher en se roulant dans tous les sens sur le plaid en polaire rose pâle du canapé.

          - Lao Tseu tu pourrais arrêter de ficher de l'eau partout, c'est dégoûtant.

         - Tu vois, fit-elle en effectuant une gracieuse cabriole, d'ici quelques jours la lumière aura fait remonter ton taux de sérotonine et tu seras d'humeur bien moins exécrable.

           J'esquissai une moue dubitative. J'avais beau scruter tous les recoins du ciel je ne voyais poindre aucune lueur estivale. Un paquet de pluie glacée s'écrasa brutalement sur la vitre et un couple de merles s'envola en poussant des cris indignés.

        - Le véritable problème c'est que Noël tombe en décembre, déclarai-je en agitant ma serpillière sous le museau de l'insolent animal.

        - Tu n'y es pas du tout, c'est à cause de la conjonction entre l'équation du temps et les deux hémisphères que tu as cette perception négative de la réalité.

         - ??

        - Tu comprends le vrai Soleil n'a pas une course très régulière, un coup il est en avance, un coup il est en retard alors on utilise un Soleil fictif qui se déplace à vitesse constante afin de déterminer l'heure et tout ça. Si en plus on tient compte du fait qu'au Chili décembre tombe en plein été et que tu as perdu quinze jours d'été en retournant en hiver en plein mois d'août on peut comprendre que tu aies du mal avec le manque de soleil et l'esprit de Noël.

       - Comment cela ?

        - Mais ma pauvre Khass tu es complètement déboussolée !

 

samedi 10 décembre 2011

Divines lueurs

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Chili

Salar d'Atacama

août 2011


        Il était dix-neuf heures trente quand je traversai le pont. Une nuit noire et compacte enveloppait la campagne environnante. Instinctivement j'accélérai dans la ligne droite et les platanes se mirent à défiler follement de chaque côté de la chaussée.

            - Tu as vu cette étrange clarté ? S'enquit une voix depuis la banquette arrière.

            - Ce sont les dernières lueurs du couchant, répondis-je en accélérant un peu plus.

             Un silence poli s'installa derrière moi, suivi d'un discret raclement de gorge.

             - Et depuis quand le soleil se couche-t-il au nord ? reprit la voix.

            Cela était surprenant, il est vrai, une lueur rose-orangé planait dans le ciel, quelque part vers Sainte-Livrade à moins que ce ne soit du côté de Casseneuil.

           - Ce sont les éclairages publics, avec le brouillard ça fait un halo dans le ciel... enfin ce doit être un truc dans le genre.

           Il y eut un moment où l'on n'entendit plus que le ronronnement du moteur de ma japonaise et les dernières mesures de la lambada

          « Chorando estara ao lembrar de um amor

          Que um dia nao soube cuidar

          Chorando esta.... »

         - C'est pathétique, ringard et pathétique maugréa la Philosophe vautrée sur son plaid à carreaux.

       - Mais Lao Tseu, il n'y a pas de mal à se mettre du baume au cœur même au prix de quelque kitscherie. Depuis que toute cette moche froidure grisâtre nous est tombée dessus, j'ai du vague à l'âme et j'ai besoin de légèreté. Et je ne parle pas de la crise, ni du chômage ni du risque nucléaire ou du réchauffement climatique.

       - Tu as vu, la lueur se rapproche, ce sont les esprits malins de l'hiver ou les djinns terribles que chantait Hugo !!!! Je sentis son souffle court glisser sur mon bras. 

        - Ou peut-être les extra-terrestres qui viennent nous chercher, suggérai-je goguenarde.

         - Ou Dieu ! lâcha-t-elle d'une voix sépulcrale.

          - Dieu !? M'exclamai-je.

          - Oui Dieu, tout le monde sait bien que les extra-terrestres n'existent pas, rétorqua-t-elle doctement. 

 

dimanche 27 novembre 2011

Valle de la Luna

 

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Chili

Vallée de la Lune, désert d'Atacama

août 2011

 

mercredi 16 novembre 2011

Les petits bonheurs

 

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Landes

L'estacade de Capbreton et au loin les Pyrénées et Fontarabie

11 novembre 2011

 

samedi 12 novembre 2011

Lao Tseu à la mer

 

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Le week end de Lao Tseu

 

 

Basse mer : 11h 06

Température à 12 heures : 23°

Météo : incroyablement ensoleillée

Tour du lac : 1

Décalage horaire : 0

Coucher de soleil : 1

Lama : 0

Lion : 0

Méduses : beaucoup

Roman policier : 1 « La trilogie berlinoise » de Philip Kerr

 

            Lao Tseu lit des romans policiers sur la plage. Quand elle ne lit pas, elle dort sous le parasol vert et rouge de Mrs K ou bien elle creuse des trous et fait voler le sable dans tous les sens. Ensuite elle court regarder les bateaux qui rentrent au port en attendant le coucher du soleil. Le ciel prend des couleurs d'incendie et c'est drôlement beau.

              Mrs K dit qu'elle aime voir le balancement lent des pins sur le bleu du ciel et Lao Tseu qu'elle aime entendre le fracas des vagues et sentir la présence énorme de l'océan tout près d'elle.

              Ensuite elles mangent et puis elles dorment et puis c'est demain.

             Elles font le tour du lac et Lao Tseu a un peu mal aux pattes, elle veut retourner sur la plage et se rouler dans le sable blond. Avant Mrs K achète des cartes postales qu'elle écrit le nez au soleil dans la brise du matin. Et puis elles retournent dire au revoir à l'Océan et elles rentrent. Dans le rétroviseur le ciel s'embrase dans les pins mais Lao Tseu ne voit rien, elle dort et fait des rêves salés d'embruns.